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LE JOURNAL DU CENTRE : Le caoutchouc en marchés de niche
Publié le 14 février 2015 par Denis Chaumereuil

Installé depuis 2007, le Groupe Borflex est un acteur majeur des pièces en caoutchouc, petites et moyennes séries, surtout pour le secteur des transports terrestres.

« La requalification de ce site est remarquable. » Nicolas Regny, sous-préfet de Clamecy, a pris la mesure, dernièrement, de l’entreprise du Groupe Borflex, implantée à Corvol-l’Orgueilleux depuis 2007. Il est vrai que l’histoire de ce site est forte. C’est là où étaient les anciennes Papeteries de Villette, fondées en 1818, reprises en 1972 par la SLIC, Société des Laques Indochinoises et Caoutchouc. Des acteurs prestigieux de l’industrie automobile s’y sont succédé : Draftex, Gemcorp, GDX Automotive. La reprise, en 2007, par Olivier Quintin, P-dg du Groupe Borflex, a donné un nouveau souffle.

Chaque usine du Groupe a sa spécificité. Corvol-l’Orgueilleux a une mission : le façonnage de tous les joints d’étanchéité à l’eau, à l’air et au bruit, surtout pour tout ce qui concerne les transports. Cela va du bus à la voiture, sans oublier le ferroviaire avec des clients en Hongrie et en Espagne. Au nombre de grands noms pour lesquels l’usine nivernaise travaille, citons Irisbus Ivéco, Renault Trucks Défense (depuis deux ans, l’entreprise y est classée expert étanchéité pour les joints de carrosserie et de vitres), Maseratti (en Italie), Peugeot, Citroën, Volvo, Eurocopter ou PGO, notamment.

Petites et moyennes séries
« Notre usine travaille sur la petite et moyenne série », précise Patrick Caldi, directeur du site depuis 2009. Lui qui a travaillé chez Hutchinson (fabrique et commercialise des produits issus de la transformation du caoutchouc destinés principalement aux industries automobiles, aérospatiale, ferroviaire) connaît parfaitement ce secteur, ses contraintes, ses besoins. « Nous avons redimensionné l’outil de production de Corvol. Cela s’est traduit, entre autres, par un investissement, sur 2010 et 2011, de 250.000 € pour les systèmes de gaz, d’électricité, d’eau et de vapeur, sans oublier les bureaux. »

Aujourd’hui, l’outil de production n’a rien à envier à celui d’Hutchinson, par exemple. Des moyens parfaitement rationalisés, qui offrent une indispensable réactivité. L’an dernier, en quelques mois seulement, le site a développé un joint pour le pavillon de toit de la C4 Cactus de Citroën. Un marché pris à… Hutchinson. « Il nous assure de l’activité pour 5 ou 6 ans avec PSA. La production concerne 80 véhicules par jour, soit environ 2.000 joints à fabriquer par mois », souligne Patrick Caldi. Ce marché, développé en direct avec PSA et ses chefs de projets, représente environ 7 % du chiffre d’affaires du site nivernais.

Olivier Quintin.  Pour lui et Borflex, tout a commencé en 1987 par le rachat de sa première usine de caoutchouc, à Rouen.
Elle existait depuis 1974. En difficulté, il est parvenu à la redresser. Elle grandira au rythme d’autres rachats. Les derniers, en 2010, ont concerné des sites de production industrielle à Verdun, Lille et Hermes.
L’effectif global du Groupe passera alors de 100 à 200 salariés.

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