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LE PARISIEN : Le roi du caoutchouc, c’est Borflex
Publié le 19 janvier 2015 par Antoine Guy

L’entreprise est le leadeur en France du caoutchouc, pour tout ce qui concerne la fabrication en petite ou moyenne série. Implanté dans la ville depuis 2010, le groupe veut désormais grandir à l’international.

C’est le genre de produits industriels que l’on voit partout, mais que l’on ne remarque jamais. Borflex, une entreprise implantée à Hermes, est spécialisée dans la construction de solutions caoutchouc. Un exemple : si vous prenez le train, vous avez très certainement déjà remarqué les joints en caoutchouc noir qui garnissent portes et fenêtres.

Bien souvent, c’est le groupe Borflex qui les a réalisés. « L’industrie ferroviaire représente 20 % de notre chiffre d’affaires », explique Olivier Quintin, le PDG. Mais la grande force du groupe, « c’est que nous proposons une multitude de produits, et que nous faisons aussi bien de la série que du sur-mesure », ajoute-t-il. Sa clientèle couvre des secteurs extrêmement variés : ferroviaire donc, mais aussi nucléaire, métallurgie, automobile ou encore naval. Au total, Borflex compte plus de 3 000 clients.

Pour Olivier Quintin et Borflex, tout a commencé en 1987 à Rouen. Il rachète alors sa toute première usine de caoutchouc. Elle existe depuis 1974 mais se trouve en difficulté et il parvient à la redresser. Peu à peu, de succès en succès, l’entreprise va grandir au rythme des rachats de sites un peu partout en France. En 2010, nouvelle étape. Borflex décide de racheter d’un seul coup trois sites de production industrielle à Verdun, Lille, et donc Hermes. Les effectifs sont doublés pour passer des 100 à 200 salariés. Olivier Quintin décide également d’installer son siège social dans l’Oise, « un département idéalement placé car central, avec de bonnes infrastructures. Il y a l’aéroport, des trains, des autoroutes mais aussi beaucoup de compétences. ».

Le patron de Borflex se targue aussi d’avoir créé un groupe industriel dont la production est basée à 100 % en France (on compte aujourd’hui 8 sites). Une fierté pour Olivier Quintin, qui veut démontrer que l’industrie a un avenir dans ce pays. Pour autant, tout n’est pas simple, « on suit la courbe de l’industrie en France. Chaque année on perd à peu près 15 % de nos clients, mais on parvient à en regagner 15 %. Je reste optimiste parce qu’on se remue, et il reste un beau tissu de PME dans ce pays. Le Français est très créatif et innovant », se réjouit-il. Pour l’instant, sa méthode fonctionne. Il rachète des entreprises en difficulté, et redresse la barre. Le tout, en conservant toujours les salariés en place. Sa recette : « refaire confiance aux hommes dans les entreprises, avoir de la transparence sur les chiffres et donner des objectifs, des responsabilités. ». De gros investissements sur le secteur commercial ont aussi été consentis, pour aller toujours dénicher de nouveaux marchés. « Être dans une entreprise industrielle, c’est formidable, raconte Olivier Quintin, enthousiaste. Il y a tous les aspects de l’aventure et de l’humain. On construit un vrai produit ensemble et on le développe. ». L’entrepreneur reste ambitieux, car pour survivre, « il faut grandir », et il vise désormais l’international.

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